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Merci à Charles Doucet de m'avoir fait
parvenir ce très beau texte.
Je le partage avec vous.
C'est une histoire qui mérite d'être répétée
:
À un dîner de bienfaisance, le père d'un enfant
handicapé a prononcé un discours inoubliable. Le voici :
"On dit que Dieu fait tout avec
perfection... Mais où est la perfection en Shay, mon fils?
Mon fils ne peut pas comprendre les choses comme le peuvent les autres
enfants.
Mon fils ne peut pas se souvenir des faits ni des chiffres comme le
peuvent les autres enfants.
Où est donc la perfection de Dieu? Je crois, a-t-il poursuivit,
qu'en créant un enfant handicapé comme mon fils, la perfection
que cherche Dieu est comment on réagit à cet enfant... Voici
une petite anecdote pour vous illustrer mes propos. Un après-midi,
Shay et moi nous nous promenions près d'un parc où des garçons
que Shay connaissait jouaient au baseball. Shay me dit:
- Penses-tu qu'ils me laisseront jouer?
Je savais que Shay n'est pas du tout le genre de coéquipier que
les garçons recherchent d'habitude, mais j'espérais que l'on
permette à Shay de jouer. Je demande donc à un des joueurs
de champ si Shay peut participer. Le garçon y pense quelques instants
et dit :
- Nous perdons par six points et nous sommes à la huitième
manche. Je suppose qu'il peut faire partie de notre équipe et avoir
l'occasion de frapper au neuvième tour.
Shay poussa un sourire énorme. On dit à Shay de mettre le
gant et de prendre sa position. À la fin de la huitième manche,
l'équipe de Shay marque quelques points mais traine toujours par
trois points. Au bout du neuvième tour, l'équipe de Shay gagne
encore un point! On a Deux sortants et les buts remplis, et une chance de
gagner le jeu. Shay est le prochain en ligne. Est-ce que l'équipe
va permettre à Shay de frapper, risquant de perdre le jeu? Chose étonnante,
on lui donne le bâton. On sait sans doute que c'est presque impossible
de gagner, car Shay ne sait ni comment tenir le bâton comme il le faut,
ni comment frapper la balle. Cependant, quand Shay s'approche du marbre,
le lanceur avance quelques pas pour lober la balle assez doucement pour
que Shay puisse au moins toucher la balle avec le baton. Shay frappe lourdement
au premier lancer, sans succès. Un de ses équipiers vient
à son aide et les deux prennent le bâton en attendant le prochain
lancer. Le lanceur avance davantage et jette légèrement la
balle à Shay. Avec son équipier, Shay frappe un roulant vers
le lanceur, qui le ramasse et aurait pu facilement le lancer au premier but,
dans lequel cas Shay serait éliminé, et le jeu se terminerait.
Mais voilà, le lanceur jette la balle en arc au champ droit, loin
au-delà du premier but. Tous se mettent à crier : "Cours au
premier, Shay! Cours au premier!" Jamais il n'a eu l'occasion de courir au
premier but. Il galope le long de la ligne de fond, tout étonné.
Quand il atteint le premier but, le voltigeur de droite a la balle en main;
il peut facilement la jeter au deuxième but, ce qui va retirer Shay
qui court toujours, mais il lance la balle en haut au-delà du troisième
but et tous crient : "Cours au deuxième! Cours au deuxième!"
Les coureurs devant Shay, transportés de joie, encerclent les buts.
Lorsque Shay s'approche du deuxième but, l'adversaire le dirige vers
le troisième et s'exclame : "Cours au troisième!" Quand Shay
passe par le troisième, les joueurs des deux équipes le suivent
en s'écriant : "Fais un circuit Shay!" Shay complète le circuit,
prend pied sur le marbre et tous les 18 garçons le soulèvent
sur les épaules. Shay est le héros! Il vient de faire le grand
chelem et de gagner le match pour l'équipe! Ce jour-là, continue
son père, les larmes aux yeux, ces 18 garçons ont atteint leur
propre niveau de perfection.
Auteur inconnu
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