Dans les années 60, M. Gérard Lépine est amené à collaborer avec Gilles Vigneault à la création d'un spectacle donné par Les Grands Ballets Canadiens (spectacle repris à l'Expo 67). Il était alors Administrateur des Théâtres. Ce ballet avait pour thème la désormais célèbre légende de "La Corriveau", légende qui a et qui fait encore couler beaucoup d'encre chez nous.

On était alors très loin de connaître la vérité sur l'histoire tragique de Marie-Josephte Corriveau. M. Gérard Lépine reçoit un petit octroi des Affaires Culturelles de l'époque pour faire des recherches et creuser davantage le sujet. On voulait en faire aussi un opéra.

Il entreprend des recherches méticuleuses sur le terrain, dans les archives paroissiales et municipales, les régistres, documents de la Cour martial, Fonds de la bibliothèque de l'Université de Montréal, consultations avec les détenteurs de la tradition orale de St-Vallier de Bellechasse, lieu du drame, visite chez les Ursulines où Marie-Josephte fit ses études, la lecture d'un manuscrit de la main de Mgr Amédée E. Gosselin, déposé aux Archives du Séminaire de Québec, les citations de  Philippe-Aubert de Gaspé dans "Les Anciens Canadiens", de J.M. LeMoine,  dans "Maple Leaves, ch. XI",  et celle de Mgr Camille Roy et Pierre-Georges Roy, historiens...

L'histoire captive M. Gérard Lépine. Pendant des mois, voire des années, il compile les documents, prend des  notes, comparant les faits, rayant les abérrations, soulignant les évidences. Aujourd'hui encore, 40 ans plus tard, il s'intéresse au sujet. C'est en faisant une recherche sur Internet qu'il arrive sur "Le Grenier de Bibiane" pour y lire ma version de la légende. Il m'écrit et me propose gentiment et généreusement un compte-rendu de ces conclusions.
Comment pourrais-je refuser une telle opportunité ?

L'histoire est passionnante et le compte-rendu est captivant. Serions-nous face à l'une des plus grandes erreurs judiciaires de notre époque (1763) ?

Merci M. Lépine pour votre générosité !
Votre participation au "Grenier de Bibiane" est extraordinaire et très appréciée.