À vos crayons ! 

Quinze fautes à trouver dans la Dictée des Amériques de 2007

 
Voici le texte original avec, en rouge, les fautes corrigées.

 
 


 

Figures imposées

En général, peu de choses me font perdre mon calme et mes moyens : un mauvais match de mon équipe de hockey préférée, le Canadien de Montréal, des bottes détrempées par la gadoue, une grippe virulente et, par-dessus tout, le temps des impôts... Comble de malheur, ces vicissitudes arrivent en synchronie. Ajoutez-y le manque de lumière qui perdure tandis qu'on grelotte, et vous avez un jeune auteur-compositeur-interprète appréhensif, pétrifié à l'idée d'une promiscuité forcée avec le monde des chiffres.

Évidemment, je crois en l'importance de cette pléthore de paiements auxquels nous sommes assujettis et dont bénéficie la collectivité tout entière. Elle s'avère vitale pour pallier, entre autres, les manques à gagner de l'État. Cependant, qu'y puis-je ?, les termes fisc, accise et fonds fiduciaire, les plus-values et les trop-perçus exacerbent mon éternelle urticaire.

La déclaration de revenus ne m'est guère une sinécure. Chaque année, une angoisse hiémale me transperce. L'étau se resserre en février avec l'arrivée d'une kyrielle d'imprimés et de récépissés. En mars, la tension atteint son paroxysme : il faut rassembler les factures amoncelées de-ci de-là. Puis, une fois le tout acheminé à grand-peine en haut lieu vient l'expectative de notre bonne ou mauvaise fortune. La population imposée se trouve alors scindée en deux : les remboursés et les endettés, selon la lourdeur des quotes-parts et autres tributs annuels.

Cette période anxiogène est entrecoupée de nuits d'effroi. Désarçonné par la peur d'être pris pour un de ces grippe-sous qui se sont ri de bien-fondés sociétaux, je vois en cauchemar le percepteur passer mon six-pièces au peigne fin. Suis-je bien au-dessus de tout soupçon ? Finirai-je mes jours au pénitencier sous le regard outrecuidant du geôlier ? Les bons soirs, je rêve de paradis fiscaux, d'eldorados providentiels ou de quelque exonération perpétuelle.

Espérons que le baume melliflu du printemps mettra le holà à cette course paperassière !

 
Note: J'ai scrupuleusement copié le texte publié à partir du site http://www.dicteedesameriques.com.
Vous ne devriez donc pas trouver d'autres fautes que les 15 à trouver. 

 


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