À vos crayons ! 

Quinze fautes à trouver dans la Dictée des Amériques de 2006

Le texte de la Dictée des Amériques 2006 a été composé par Luck Mervil.  Cet artiste de chez nous n'a plus besoin de présentation. En jouant au professeur, il nous démontre dans le texte de sa dictée son engagement à son pays d'origine.
Peut-être est-il bon de préciser que les griots sont des poètes musiciens gardiens de la tradition orale en Afrique, qu'un balafon est un instrument à percussion et que les « calames acérés » sont des roseaux taillés utilisés pour écrire.

Je serai, comme à l'habitude,  indulgente : les 15 fautes que je vous invite à trouver portent sur l'orthographe de mots usuels ou sur des règles de grammaire courantes.
Note: Vous trouverez le corrigé ici
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Combien de temps ?

Combien d'années faudra-t-il pour faire comprendre aux habitants de cette planète que la vie est éphémère ? Les millénaires qui se sont succédés n'y sont pas encore arriver tout à fait. On dirait que des êtres malfaisants s'acharnent à détruire les chefs-d'oeuvres que la nature a créer. Plus sanguinaires que visionnaires, ils échafaudent un plan d'enfer pour asservir leurs congénères. Ne les laissons pas faire !

En cette Année Senghor, comment transformer le nouvel ordre économique international en nouvel ordre culturel mondial, souhait de ce père de la Francophonie ?

Pourquoi pas par le chant, la parole et la musique ? On rappe, on discoure, on crie, on écrit... Les mots - même ressassés - qu'on juge bon d'employer pour protester peuvent être des armes de persuasion massive.

Et pourquoi ne pas « allumer la lampe de l'esprit » et s'inspirer des griots accompagnés au balafon, des écrivains aux calames acérés ou des essayistes postmodernes ? Leurs paroles finiront par s'imposer. Aux matérialistes insatiables qui promettent des milles et des cents aux dépends des déshérités et des meurts-de-faim, opposer la solidarité qui vaint tout. En butte aux récalcitrants malintentionnés, proposer l'aire de la justice, de la beauté et de la bonté.

Le lamantin ne se lamante pas, il chante dans la rivière. Le filao, le flamboyant et l'arbre à palabres se dressent résoluement dans le ciel d'Afrique. Loin d'être en porte-à-faux, en phase avec les credos des Senghor qui¸ en héros hiératiques, portent la nouvelle d'une fraternité à venir, le dialogue des cultures chères à celui qui fut poète par-dessus tout est, sans contredit, la réponse aux politiques autarciques et à l'hégémonie économique.

« La poésie ne doit pas périr. Car alors, où serait l'espoir du Monde ? » Combien de temps pour s'entendre et s'entraider ?

 
Note: J'ai scrupuleusement copié le texte publié dans le journal La Presse, édition du dimanche, 19 mars 2006.  Vous ne devriez donc pas trouver d'autres fautes que les 15 à trouver. 

 


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