. . ou l'effort et la paresse
Ce conte nous ramène
bien loin en arrière dans le temps. Nous sommes à
l'époque où les boeufs étaient plus que de simples
animaux de ferme. On s'en servait comme bête de trait à
qui l'on réservait les travaux les plus durs, les travaux nécessitant
le plus de force physique comme les labours ou le halage Émile et Laura
étaient propriétaires d'une ferme d'environ cent acres Hercule n'était
pas une grosse bête mais il était vaillant et toujours prêt
à l'effort. Il luttait tellement contre le joug Vint un jour où le maître eut besoin d'argent. Il s'enquit auprès de ses voisins: «Si j'abattais un boeuf, m'achèteriez-vous un morceau?» Il n'était pas question en effet d'abattre un animal de la grosseur d'un boeuf sans pouvoir à l'avance écouler la viande. En effet, il n'y avait pas à l'époque de congélateur et à moins d'être en hiver, une bête de la taille d'un boeuf ne pouvait être conservée. Quand les voisins surent qu'Émile allait abattre Virgile le paresseux, chacun voulut son morceau de viande. Un tel animal qui ne s'était jamais éreinté à l'effort, ne pouvait donner qu'une viande tendre. Un beau samedi de fin d'été, Émile le maître abattit Virgile le boeuf paresseux. Il put ainsi rencontrer ses dettes par la vente assurée de la bête. Le printemps suivant, il attela un autre boeuf plus jeune à côté de Hercule le vaillant. La bête reçut même une double ration de nourriture. La paresse peut vous faire mourir alors que l'effort est toujours récompensé! Auteur:
Louis Laplante
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