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Les vacances, quels mots magiques, qui nous font sourire, et
auxquelles nous nous préparons bien des semaines à l'avance
! Pour plusieurs, c'est un temps privilégié pour prendre la
route et visiter des personnes que nous aimons. Cette
période est toute désignée pour plonger dans la joie de
vivre, afin de continuer d'être au jour le jour des
allumeurs (ses) d'étoiles selon la valeur de nos espérances,
de nos attentes. C'est aussi briser la monotonie du
quotidien, nous accorder une détente afin de poursuivre la
route que Dieu nous trace.
C'est à
Montréal, cette belle ville que j'aime avec toutes ses
misères et ses grandeurs, qu'en compagnie de Bernadette, ma
soeur religieuse, j'ai passé trois semaines idéales. Pas
besoin de sortir du pays pour être heureuse.
Je viens
d'entrer dans ma 86e année. Ne dois-je pas rendre grâce au
Seigneur d'avoir encore la facilité de me déplacer, de
monter dans l'autobus ou le métro, accompagnée de ma soeur ?
Bien entendu, au métro Henri Bourassa où les escaliers, les
corridors sont longs à perte de vue, j'arrête un peu pour
m'essouffler et, avec un élan nouveau, je reprends le chemin
qui nous conduit à l'autobus Ste-Thérèse, où je descends
chez le fleuriste pour y acheter deux belles roses pour
souligner l'anniversaire de ma chère soeur Margot. Les
embrassades terminées, un délicieux repas nous attend. En le
dégustant, nous parlons de tout, de rien, et ressassons bien
des souvenirs qui nous rappellent le temps de notre enfance.
Nous devons
déjà nous quitter, car à la ville d'Anjou, nos soeurs Rose
et Germaine désirent impatiemment notre arrivée. La jasette
va bon train et voila que notre gentil neveu fait son
apparition. Il vient nous faire visionner une vidéocassette
fabriquée de photos des années «60». Sans regret, je
m'aperçois toute jeune religieuse, et pas mal plus svelte,
croyez-moi; drapée dans ma longue robe noire avec bonnet et
bandeau amidonnés. Vive le progrès de l'an 2000 ! Aussi, je
revois mes neveux et nièces dans les bras de leurs mamans,
qui sont maintenant pères et mères de famille. Quelle idée
magnifique de nous faire revivre ce temps passé et en si
charmante compagnie ! On fait venir du Ti-Coq, ce qui sauve
bien du temps et la corvée de vaisselle. En nous régalant,
les rires fusent de toute part et le temps s'écoule comme
par enchantement.
De là, nous
nous rendons chez notre soeur Germaine, notre benjamine, qui
a mis tout son coeur pour nous préparer bourguignon et
salades rafraîchissantes.
Le lendemain,
nous allons visiter Florence. Cette chère soeur doit
recevoir des traitements de dialyse, trois jour semaine;
mais cela n'amoindrit pas son sens de l'humour et sa
courtoisie. Après un délicieux souper, nous la quittons,
enrichie de sa joie, de son courage malgré une santé
diminuée.
Qui a dit
que « si les vacances étaient un métier, on le trouverait
fatiguant ? »
Ne demandez pas
cela à la jeune soeur que je suis...
Donc, je
reviens à Sherbrooke toute pimpante, pétillante de joie et
le coeur plein de reconnaissance envers un Dieu si bon et
une belle famille unie, qui me favorisent de rencontres si
agréables et reposantes à la fois !
Soeur Marie-Anna Gauthier, p.s.s.f.
1 septembre 2006
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