Crepuscules





En ce mois de novembre, comment échapper au cafard
Quand s'impose à nos yeux un bien lugubre décor
Car, c'est plus évident que dans la nature, tout semble se flétrir
Regardez plus haut, ces arbres aux bras squelettiques
Ces nids désertés par nos petits frères ailés
Voyez ces parterres, aux fleurs dévastées
Entendez la pluie qui ne cesse de tomber
Tout est d'une teinte mélancolique à faire pleurer
Et pourtant, patience, il reviendra le soleil
Et nous revivrons encore les merveilles
Qui nous plongeaient dans le ravissement
Il n'y a pas encore si longtemps

Aussi pour retrouver ma joie, ma sérénité
Rien de mieux que de me mettre à fredonner
Cette rengaine que je chantais à tue-tête
Quand je n'étais qu'une simple écolière:

" Il est des matins clairs
Où l'âme se repose
De ses rêves amers
Et du vide des choses
Il est des soirs sans fin
Qui font aimer la vie
Font oublier demain
Et sa mélancolie
Il est des nuits Seigneur
Que tu nous fais si belles
Qu'on dirait le bonheur
De tes nuits éternelles. "

11 novembre 2003



Photo: Pierrette Gagnon
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