|
À l'entrée d'un cimetière, on pouvait y lire ces mots :
" Nous avons été ce que vous êtes et vous deviendrez ce que
nous sommes ".
Paroles porteuses de vérité et qui ne peuvent nous laisser
indifférents. Oui, c'est bien le chemin par où passe tout le
monde et nous n'y ferons pas exception. En ruminant ces
sages pensées, ma promenade solitaire s'est terminée en ce
lieu retiré et empreint de sérénité. Endroit, qui me
rappelle avec éloquence la fragilité, la brièveté de notre
passage ici-bas. Les noms de tant de personnes qui nous ont
quittés, il n'y a pas si longtemps, ont humecté mes
paupières, tout en faisant jaillir de mon coeur une fervente
prière pour leur repos dans la félicité parfaite.
Oh oui,
n'oublions pas nos chers absents en pensant que la plus
lourde des pierres tombales c'est l'oubli.
Je viens
d'aborder avec vous un sujet bien sérieux et de plus, il
fait un temps de funérailles, alors pour ensoleiller votre
journée, permettez-moi une petite anecdote inventée.
Autrefois, j'avais l'habitude, chaque année, d'aller déposer
des fleurs sur la tombe de mes parents. Auprès de celle-ci,
deux pierres tombales attiraient mon attention. Sur une,
était écrit : " Excusez-moi si je ne me lève pas ! " et sur
l'autre : " J'en ai par-dessus la tête ! "
Donc, n'attendons pas d'être six pieds sous terre pour faire
revivre en nous le culte reconnaissant, auquel ont droit nos
chers disparus.
Soeur Marie-Anna Gauthier, PSSF
|