Corneilles

Ah ! ces vilaines  corneilles


Texte de Sr Marie-Anna Gauthier
(Juin 2007)


Divider

 

Ce matin, ma chère voisine,
Madame Alphonsine
Est vraiment en furie;
Je ne l'ai jamais vue ainsi.

Ça ne marche pas chère amie ?
Quelle est donc la cause de votre dépit ?
C'est qu'il y a de quoi faire damner les saints
Je me proposais de dormir à plein
Après une semaine très mouvementée
Et voilà qu'un cri insolite m'a réveillée.

Vous devinez quoi ? Cet oiseau noir, si repoussant
Qui  craille, graille à bonne heure, le matin
Ce passereau qui, hier, nous annonçait le printemps
Et qui nous horripile avec son éternel refrain.

Chère amie, je partage votre ennui
Car elle me cause aussi bien des ennuis
Cette vilaine corneille;
C'est ainsi qu'on l'appelle.

Mais si on cherchait dans notre gros dictionnaire
À quelle fin elle est sur la terre
Car c'est évident, Dieu n'a rien créé d'inutile
Et, le sachant, on se ferait moins de bile.

Quel flash ! Ce passereau se nourrit d'insectes
et de petits rongeurs ...

Avez-vous pensé chère Alphonsine
Mon aimable voisine,
À tout ce qu'elle élimine:
Les insectes, les petits rongeurs qu'elle extermine ?

Sans elle, nous n'en finirions plus des moustiques se protéger
Et poltronnes comme nous le sommes, sur les chaises de grimper.
Donc, sachons nous réconcilier
Avec cet oiseau si redouté
Et faisons toujours la lumière
En ce qui peut nous déplaire
Sur notre planète remplie de mystères
Tout en louant sans cesse
Le Maître adorable de l'univers.