C’est la nuit, mais rassurés par la voix de l’Ange
Venu leur annoncer la bonne nouvelle
Ils s’acheminent, le cœur plein d’espérance
Vers l’étable, où repose Jésus, l’Emmanuel
Sont-ils bien réveillés ou l’objet d’un songe
Ils se prosternent devant ce qu’il y a de plus beau au monde
Marie, Joseph, encore tout émus, tout extasiés
Tiennent entre leurs mains, le fragile nouveau-né
Sur un signe discret et affectueux de Marie
Un peu timides, trois d’entre eux s’avancent
O bonheur ineffable, ils contemplent Jésus, qui leur sourit
Ne sont-ils pas ceux en qui Il met ses complaisances
Le plus âgé prend la parole « O bon et aimable
Jésus
Vous me voyez âgé et tout perclus
Mes rhumatismes me font bien souffrir
Et je n’ai que mon mal à vous offrir
Mais puisque c’est votre volonté
Je l’accepte sans murmurer »
Le deuxième, à son tour de s’exprimer
«O bon Jésus, j’ai mal à te voir grelotter
Aussi, je t’offre ma cape de laine
Un produit de mon métier
Car des bœuf et l’âne, leur haleine
Ne suffisent pas à te réchauffer»
Le petit dernier, l’air enjoué
Lui présente son plus bel agneau
«Jésus, avec lui, tu sauras bien t’amuser
Car à Noël, même l’Enfant-Dieu ne peut se passer
de cadeau »
Ils s’en retournèrent heureux à leur bergerie
Pour constater que l’aîné est bel et bien guéri
Que le deuxième, ô miracle,
Endosse une cape aux brins d’or, toute festonnée
Quant au petit, il sautille de joie,
Deux petits agneaux dorment dans ses bras.
La morale : Dieu ne se laisse jamais vaincre en générosité
Vous donnez d'une main, de l’autre, Il sait vous combler.
Sr Marie-Anna Gauthier
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