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" Quelles
que soient les larmes que l'on verse, on finit toujours
par se moucher. "
Ma soeur,
me direz-vous, vous avez de l'audace, aborder avec un
peu de légèreté, un sujet aussi sérieux que les larmes,
la souffrance ...
Mais non,
au contraire, les aborder avec un peu d'humour, voilà ce
qui les rend plus faciles à accepter. Croyez-en ma
vieille expérience...
Il y a
quelques années, alors que j'étais en service dans un
archevêché, arrive au réfectoire un bon curé, accompagné
de son vicaire, lequel semblait mal en point.
"Ma soeur, me dit le curé, mon bon vicaire est au bout
de son rouleau. Il a prêché, confessé, célébré deux
baptêmes, rencontré bien des gens, n'auriez-vous pas, en
réserve, une bonne parole pour le stimuler un peu ?
Sans plus réfléchir, je lui cite la phrase, que vous
connaissez déjà :
" Quelles que soient les larmes que l'on verse, on
finit toujours par se moucher. "
L'effet n'a pas tardé: l'étonnement d'abord, de francs
éclats de rire... et, je vois approcher le vicaire qui
me dit en souriant: "Merci ma soeur, je pense que vous
m'avez remonté pour le reste de la semaine ! "
Et voilà !
En transposant cela au point de vue spirituel , il
serait peut-être plus efficace de méditer sur les
paroles de Jésus:
"Vous qui ployez sous le fardeau, venez à moi, je vous
soulagerai !"
ou encore:
"J'élève mon âme vers toi mon Dieu, ceux qui t'espèrent
ne seront pas déçus."
À vous de
choisir !
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