Table des matières 

 

Chapitre 16
 

La vengeance de Paul

 

 

   Paul et Grace aménagèrent dans un petit logement qu'ils avaient loué à quelques pâtés de maisons du bistrot. Le changement fut dramatique; désormais, ils vivront dans un deux et demi, un espace qui aurait pu facilement être contenu soit dans la salle de réception ou dans la salle à dîner de leur ancien manoir. Au début, Paul eut beaucoup de difficulté à s'y adapter ; il se sentait emprisonné et pour cause ! Mais, avec le temps, il s'habitua et apprécia cette continuelle présence intime avec son épouse, ce qui n’avait à peu près pas été le cas auparavant.

De plus, la vie aisée québécoise était chose du passé. La vente du manoir fut très loin de s’avérer un succès financier. À l'époque, il se trouva terriblement coincé et contraint de le laisser aller pour moins que la moitié de sa valeur initiale, événements pénibles dans la déroute de Paul. La somme suffit à peine à régler l'hypothèque et le minime excédent servit alors à l'achat de leurs billets d'avion. Leur seule fortune demeurait dans l'argent issu de la vente de sa dernière limousine, la plus récente acquisition de son écurie. Chanceux, malgré ses déboires, car il en obtint un bon prix. 

Paul fit preuve de beaucoup de prudence et ne dépensa que ce qu'il croyait absolument nécessaire. Malgré ce modeste train de vie, le solde de leur maigre fortune diminua à un rythme effarant, enfin, beaucoup plus rapidement qu'il ne l'avait prévu. Jamais auparavant, il ne connut la nécessité de contrôler le flux de ses dépenses ayant toujours vécu dans l'aisance. Forcément, il réalisa que ses difficultés ne s'étaient pas terminées avec leur fuite en France. Il y avait pourtant cru, à ce moment-là ! C’était s’illusionner totalement que de s’imaginer avoir solutionné la cause de ses déboires et, il en subissait maintenant les conséquences.

Avant qu’il ne soit trop tard, il se devait de réagir, et surtout, promptement!

 Ce matin-là, ils sont à table pour le petit déjeuner. Grace, se levant pour servir le café à son mari, remarque qu’il n'avait presque pas mangé et regardait, à travers la fenêtre de la cuisinette, le jour se lever. 

– Paul ! Tu n'as presque pas mangé ! Tu sembles songeur, y a-t-il quelque chose d’autre qui ne va pas ?   

Il attend un certain temps avant de répondre, puis, avec hésitation... – Je ne veux pas t'inquiéter indûment, Grace, mais tu sais, au rythme où les dépenses s'effectuent, je t’assure que nous ne pourrons pas survivre bien longtemps. Il ne nous restera plus un sou d'ici un mois ! C'est une situation qui n'est pas facile à résoudre. Et puis, nous ne pouvons pas compter sur l'aide d'aucune institution gouvernementale d'ici ; nous ne sommes pas natifs de ce pays.   

Il prend une gorgée de son café, puis... – Nous avons un choix à faire : soit utiliser le peu qui nous reste pour retourner au Québec et recommencer à zéro ou bien demander asile à Frédéric et Martine. De toute manière, ni l'une ou l'autre de ces solutions me semble être viable. Je sais que nous serions les bienvenus chez nos enfants mais notre présence brimera leur intimité. Et, d’un autre côté, je me demande ce que nous ferions une fois rendus au Québec ? Où irions-nous habiter ? Je ne peux plus pratiquer le droit et je suis sûr que nos vieilles connaissances ont déjà commencé à nier qu'ils nous ont connus.  reprend Paul très émotionné...

 Les rides qui sillonnaient son visage apparaissaient plus creuses depuis ces derniers mois et son épouse l'avait bien constaté. En échappant à toutes ces sources de stress auxquelles il avait été soumis, elle avait espéré que son mari trouverait le changement très positif et lui redonnerait la quiétude dont il avait tant besoin. Elle éprouvait beaucoup de compassion pour son époux parce que, phénomène tout à fait nouveau pour elle, il avait daigné solliciter son avis et partager avec elle ses appréhensions. Comportement inusité de sa part ! Elle comprenait toute la portée de ce dilemme et acceptait qu'à lui seul revienne cette prise de décision. En somme, c'était lui le grand responsable de leur revers de fortune ! Incidemment, personne d’autres à blâmer ! Malgré tout, elle avait choisi de rester à ses côtés jusqu'à la fin. 

– C'est à toi, Paul, que revient la décision ! Mais... puisque tu me demandes mon avis, retournons au Québec ! Là bas, je me trouverai bien un emploi quelque part et, si le pire arrive, nous pourrons bénéficier de certains avantages sociaux qui nous permettront de survivre. Mais tu dois quand même réaliser qu'à moins d'un miracle, nous ne pourrons jamais revenir ici avant très longtemps. Nous n'aurons tout simplement pas les fonds nécessaires.  lui dit-elle...

 – Tu sais, Grace, nous avons tout perdu par ma faute... fortune, sécurité, enfin tout. Jamais, je ne te blâmerais si tu décidais de me quitter. Je me demande souvent, d’ailleurs, pourquoi tu ne l'as jamais fait... avec tout ce que je t’ai fait endurer...

 Tentant de minimiser quelque peu ses torts, Grace le prie de changer de sujet... Mais non! Il tient à poursuivre sur sa lancée car il avait des fautes, de très grandes fautes à avouer, à se faire pardonner, si c’était encore possible. – Malgré tout ce gâchis, Grace, tu es encore là ! Si tu savais combien je l'apprécie; en vérité, plus que tout au monde. Je n’aurais jamais imaginé que la vie me réserverait un tel sort et que du jour au lendemain, je... plutôt nous, serions sur la paille. L'argent, le confort, les amis, enfin tout ça n'est qu’un bonheur éphémère : un jour, il fait partie de notre vie, et le lendemain, il peut disparaître à jamais. C’est ce que, présentement, nous vivons, toi et moi. Mais puisque tu le suggères, Grace, nous retournerons donc prochainement au Québec et nous vivrons avec l'espoir de revenir ici, un jour. 

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 – Chérie ! Nous arrivons à Mirabel !  dit doucement Paul...

– Déjà ?  Le vol a été très court !  lui répond-elle...

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Martine et Frédéric et surtout la petite Françoise eurent de la difficulté à accepter l’idée de Grace et Paul de rentrer au Québec. Quelques jours avant leur départ, ils préparèrent une réunion familiale au bistrot dans le but ultime de les dissuader.

L’invitation fut le prétexte à une soirée d'adieu. Mais, aucune des personnes présentes ne le désirait vraiment. Marthe et Ovide étaient de celles-là. 

Paul n'était pas dupe des manigances de ses amis et se doutait qu'il y avait anguille sous roche, à propos de ce rendez-vous.

Ainsi, pour éviter d'être questionné et pour sauvegarder ce qui lui restait de fierté, Paul mentit en affirmant la raison de leur départ. Il invoqua manquer un peu d'argent et devait réintégrer le Québec pour voir à la vente de quelques-unes de ses propriétés qu'il prétendait encore posséder. Quelle fumisterie encore !

Durant leur séjour en France, il n'avait jamais daigné nier ce que la plupart des gens avaient faussement deviné, au sujet de la fortune du célèbre criminaliste du Québec. Rusé comme pas un, Paul usa de subterfuges et évita donc de clarifier la situation. Il avait laissé le champ libre à leur imagination.   

Par cette annonce de départ, tous furent désarçonnés. Elle leur apparut foudroyante, étant donné que les Montreuil semblaient intégrés à leur nouveau coin de pays. De plus, pourquoi n'avaient-ils pas considéré l'option évidente d'engager un agent immobilier pour s'occuper de l'affaire ? Ils ignoraient totalement que les Montreuil étaient sans le sou, comme l'avait rapidement conclu Frédéric.

Il en devinait long sur l’obligation pressante de regagner le Québec. Brièvement, Frédéric osa quand même divulguer les difficultés financières de ses parents à son épouse, Ovide et Marthe avant que Paul et Grace se présentent au bistrot. Alors, on perçut clairement que Paul n'avait pas tout dit.

Évidemment, on avait réuni toutes sortes d'arguments pour les amener à changer d'idée. Assis autour de quelques petites tables juxtaposées pour l’occasion, chacun faisait valoir, à tour de rôle, toutes les bonnes raisons pour lesquelles, ils se devaient de reconsidérer leur décision et rester au pays.

 Ovide s’étant bien préparé, fut le premier à entamer la discussion.

– Paul ! Comparé à moi, vous êtes encore jeune et en bonne santé à ce que je vois. Pourquoi ne reprenez-vous pas la pratique légale ici ?  lui demande-t-il, ignorant sa radiation du Barreau du Québec... 

 – Je ne le peux pas, Ovide ! Voyez-vous, ici, les lois sont différentes et le code pénal français ne m'est pas assez familier. Je devrais, comment dire, me recycler... et, à mon âge,... je ne veux même pas y songer.  répond-il en cachant la vraie raison...

    – Papa, malgré tout le respect que je te dois, ce ne sont que de faibles excuses !  reprend Frédéric, un peu hypocritement...  – J'ai fait mon droit ici et les lois françaises et canadiennes sont quasi identiques. Seul le code pénal est légèrement différent. De toute façon, tu sais bien que même le code pénal canadien doit être consulté constamment pour des causes criminelles.

  – Je te le dis, Frédéric !  répond fermement Paul... C'est inutile d’essayer de me convaincre, j'ai fait une croix sur cette profession qui ne m'a apporté que des déboires.

  N’ayant pas abandonné « son plaidoyer » Ovide se lève, s'approche de Paul et s'assit près de lui... – Paul, j'ai des amis très proches qui se feraient un énorme plaisir à vous trouver un emploi.  suggère-t-il...  – Ça ne serait peut-être pas un travail très rémunérateur mais il vous permettrait de demeurer au pays avec nous tous, ceux qui vous aiment.

  Enfin, Paul reconnut que l'insistance répétée d'Ovide était suspecte et il pressentit alors que son secret n'en était plus un. Cette invitation bouleverse l'ex-avocat et celui-ci baisse la tête humblement en ajoutant... – Merci Ovide... merci beaucoup ! Sachez que votre proposition me touche très profondément. Mais je ne peux définitivement pas accepter. Je ne possède aucune habilité ou connaissance dans un domaine autre que celui de la Justice... Merci encore ! Vous êtes un chic type !

 C'était au tour de Marthe d'intervenir et elle le fait auprès de Grace...

– Grace ! Ne pouvez-vous pas lui faire entendre raison ? Et insistant encore : Vous devez rester avec nous. Il y a certainement un travail, si humble soit-il, que votre mari pourrait faire... grand Dieu !      

 – Je m'aperçois qu'il est grand temps d’arrêter de cacher davantage la vérité et de vous faire un aveu, même si tout ça m’est infiniment pénible ! reprend Grace en se levant derrière sa chaise...

Elle se tourne vers Paul qui lui projette un regard approbateur...  ce qui eut pour effet de l’encourager... – Par où commencer, misère ! Comment vous le dire... pour que vous ne soyez pas tentés de rendre jugement trop rapidement ? Vous savez, lorsqu'une personne a occupé une position très enviée dans la société pendant presque toute une vie et que, cette même personne tombe tout à-coup dans la déchéance par un concours de circonstances défavorables, il en résulte des séquelles; oui, des séquelles importantes que, seul le temps pourra effacer. Il n'est pas facile de s'en remettre. Certes, mon mari a commis des erreurs dans sa vie, mais qui n'en a pas fait ? Par contre, j’avoue que les siennes étaient très graves et lourdes de conséquences. C’est pourquoi, il a payé chèrement ses fautes et il écope encore.

 Comme si elle voulait insinuer que ce qu’elle ajoutait ne la perturbait nullement, Grace lève la tête fièrement;  – Paul a été radié du Barreau du Québec et il ne peut plus pratiquer le droit au Canada. Se pourrait-il qu'il soit accepté par le Barreau d'ici ? J’en doute fort ! Vous savez, on traîne un fardeau semblable toute la vie. Pourquoi nous sommes-nous réfugiés ici en France, me demanderez-vous avec raison ? Je pourrais vous répondre que c'était pour être près de notre fils et de sa belle-famille mais je vous cacherais la plus grande partie de la vérité. Le motif important, autre que celui invoqué d’être avec vous tous, est la fuite. Oui, nous fuyions des gens très dangereux. Vous comprendrez que dans le domaine du droit criminel, il y a des gens qui mériteraient la prison à tout jamais, mais ils ont le droit d’être défendus comme tout le monde. Si par malheur, vous ne réussissez pas à les faire acquitter, vous pouvez subir de graves représailles. Donc, tous les procureurs de la défense usent de tous les moyens possibles pour que leurs clients soient exonérés. C’est ainsi que Paul a réussi à obtenir l’acquittement  de vils, d’ignobles individus en soudoyant des juges et en faisant apparaître de faux témoins. Il s'était enlisé par le fait même sur une route sans retour. Avant notre départ, pour rompre ses liens avec ces gens, Paul a révélé sur bandes magnétiques, toutes les informations détaillées sur ces infâmes personnages.  Mon mari avait pensé que ce plan pourrait nous procurer une sorte de protection. Maintenant, ces gens-là se sentent traqués et on ne sait pas ce qu'ils nous réservent en guise de représailles. Et, dans notre fuite, nous avons tout perdu ! Vous savez, lors de cette quête incessante pour la célébrité, la fortune prend de telles proportions chez certains individus que le trait qui sépare le bien du mal s’amincit et risque, éventuellement, de disparaître de leur conscience. Cette valeur morale n’a plus d’emprise pour eux. Puis, un jour quelque chose, quelqu'un survient et leur fait réaliser dans quel bourbier ils se sont enlisés. Ils y seront tellement enfoncés qu'ils ne verront plus le moyen de s'en sortir. Mes amis, je vous en prie, je ne veux pas diminuer les fautes de mon mari. Par honnêteté pour vous, je ne fais qu'une mise au point que je crois être nécessaire pour une plus grande compréhension des faits. Après la dernière visite de Frédéric, mon mari a décidé de se départir de tout. Il ne pouvait plus continuer ainsi. Hélas, les ennemis étaient nombreux et le Québec n'était plus sécuritaire.

 – Raisons de plus pour que vous restiez ici !  reprend Ovide...

  – Vous courez après le malheur !  ajoute Marthe...

 Devant tous ceux qui sont là, Paul se lève et s'avance lentement auprès de son épouse. Il leur faisait face comme il le fit si souvent à l'époque, devant les douze jurés. Ça lui rappelait quand il plaidait une cause importante et livrait son plaidoyer de clôture...  – Mes chers amis, je ne peux plus vivre de cette façon, dans la peur et surtout avec la honte. La honte d'avoir entaché la profession de représentant de la Justice. À notre arrivée au Québec, je ferai tout en mon pouvoir pour réparer le mal que j'ai causé. J'ai la ferme intention de dénoncer publiquement le nom de ces juges qui ont trempé dans ces causes. Eux aussi ont trahi le mandat qui leur avait été confié et, jusqu’ici, ils en sont sortis indemnes, mais attention ! Eux aussi ont une dette à payer. Heureusement, il y a encore beaucoup de magistrats honnêtes qui m'appuieront et sauteront sur l'occasion de blanchir leur profession en présidant une enquête publique. Je suis conscient de tous les risques que cette décision comporte pour ma femme et moi. Mais, il demeure que je ne peux plus rester indifférent vis-à-vis cette situation. Et de plus, je regagnerai enfin mon honneur, la seule priorité après ma chère épouse, à laquelle je tiens vraiment. Ensuite, je pourrai enfin marcher la tête haute.  

Il était évident que tout argument additionnel serait futile et ne pourrait plus dissuader les Montreuil. Alors, maintenant que les nobles motifs de Paul avaient été dévoilés,  personne n'osa insister davantage ! Tout avait été éclairci ! 

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        Paul et Grace, debout devant le grand débarcadère de bagages de l'aéroport attendent l'apparition de leurs valises, leurs seuls biens ! Si le vol parut court à Grace il n'en est pas de même pour les bagages. 

– Où logerons-nous, Paul ? As-tu songé où nous pourrons passer notre première nuit ?

   – Durant le vol, j'ai pensé que nous pourrions prendre une chambre à l'hôtel pour cette nuit. Et j'ai peut-être trouvé une solution à long terme. Pendant que tu sommeillais dans l'avion, je me suis souvenu d'un ami d'enfance, Pierre. Tu te souviens de Pierre Valcourt, mon copain de jadis? À l’époque, ses parents possédaient un joli chalet près d'un lac. Lui et moi y allions souvent ensemble. Nous y passions toutes nos vacances d'été. Si ma mémoire m'est fidèle, l’an dernier, il a hérité de ce chalet quand son père est décédé à la suite d'un accident d'auto. Il était avec lui lorsque son père a eu un malaise au volant de sa voiture. Pierre a survécu, mais, depuis, il est paraplégique. Dès que nous aurons traversé l’administration des douanes, je lui téléphonerai. Mon carnet de numéros de téléphone est sûrement dans une de nos valises. murmure-t-il... et tout en prenant leurs bagages dès qu’elles se présentaient devant eux pour les déposer sur un petit chariot mobile...

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– Pierre ? Pierre Valcourt ? C'est Paul, mais oui, Paul Montreuil ! Comment ça va ?  Oui, j'ai entendu parler de ton accident ! J'en suis peiné ! Diable qu'il y a longtemps depuis notre dernière rencontre ! Voici, Pierre, le motif de mon appel.  Je suis présentement en difficulté... oui, en difficulté financière et je cherche où je pourrais me loger pour un certain temps. J'avais pensé au chalet où nous allions passer nos vacances d'été ensemble. Est-il vacant, enfin, est-ce que tu l'as encore ?

  – Paul ! Il me fait bien plaisir d'entendre ta voix. Oui, je l'ai encore ce chalet mais je ne sais pas dans quelle condition, il se trouve. Je n'y ai pas mis les pieds depuis mon accident. Si ça peut te rendre service, bien sûr, qu’il est à toi Paul, et pour aussi longtemps que tu le désireras. Je ne crois pas y retourner avant très, très longtemps.  après une courte pause Pierre reprend... – Comme tu sais, la clef est toujours sous le seuil du balcon, dans le petit pot en grès.   et sur ce, Pierre raccroche subitement sans rien dire d'autre, sans même dire au revoir. Seul le cliquetis de la pièce de monnaie engloutie par l'appareil téléphonique, indique à Paul la fin de la conversation.

Il devine que Pierre lui en voulait encore un peu de l’avoir ignoré toutes ces années, quand il était à l’aise et croyait que Pierre n’était pas de sa classe. C’est la rançon à laquelle il devait faire face désormais...

 

 


La Face Cachée du Bonheur
Roman de Léo Beaulieu

Tous droits réservés 1998 © 466377

 


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Le Grenier de Bibiane