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Récits, descriptions, entrevues, anectotes
qui racontent des événements, des personnalités,
des traditions, des coutumes de l'histoire du Québec.
Cette rubrique n'est pas chronologique.
Ces courts textes ont pour but de vous informer succinctement,
parfois avec humour mais toujours avec rigueur sur la vie de
nos ancêtres. |
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Le médecin de campagne
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À toutes
les époques, et le XIXe siècle ne fait pas exception
à la règle, bien au contraire, on s'enorgueillit de son élite.
Peu importe la science ou la vertu dans laquelle ces hommes et ces femmes
ont excellé, ils feront figure de modèles et leurs oeuvres
demeureront glorieuses pour le peuple qui les aura engendrés .
Il en est ainsi du "Médecin de campagne".
Après avoir fouillé dans mes souvenirs, consulté
quelques personnes âgées de mon entourage, avoir fait quelques
recherches, voici ce que j'ai trouvé sur ces hommes
qui ont marqué notre petite histoire.
Ne manquez pas de
lire, en archives
, les autres pages de cette rubrique
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Bibiane
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Autrefois, le "docteur"
ne disposait que de son esprit perspicace et son dévouement, pour
seconder sa science dans le diagnostic des maladies. Il devait, de par sa
formation universitaire, connaître la médecine générale
et la chirurgie et faire preuve de grandes qualités intérieures
telles la bonté et le courage. Il n'était pas rare, que
le "docteur" doive extraire une dent, amputer un membre, réduire
une fracture, effectuer des examens obstétriques, mettre au monde
des nouveau-nés et même soigner des animaux de ferme, intervention
d'une importance capitale en ce temps-là.
Le médecin de campagne était celui qui enseignait
une bonne hygiène de vie et fabriquait des médicaments.
Il était souvent celui qui offrait un service spirituel tel qu'ondoyer
les nouveau-nés en danger de mort ou réciter avec
les parents les prières au chevet d'un patient agonisant. Il voyait
à l'administration de la santé publique et souvent, il apportait
son assistance comme homme de loi, étant souvent l'homme le plus
instruit du village.
Au XIXe siècle, pratiquer la médecine
ne s’arrêtait pas à recevoir des patients dans son cabinet.
Il fallait se rendre au chevet du malade, du blessé ou de la femme
qui s’apprêtait à accoucher, et ce, jour et nuit, beau temps
mauvais temps, sur un territoire qui pouvait s'étendre sur des kilomètres
à la ronde. Le "docteur" devait être disponible en tout
temps.
Au cours de sa carrière, le médecin de campagne était
appelé à soigner tous les membres des familles, des aïeuls
aux nouveau-nés. Les modes de paiement différaient; les
patients payaient à l’acte, parfois à l’avance ou, fait
plutôt rare, en prenant un abonnement annuel; les villageois préféraient
souvent, quand ils le pouvaient, payer en argent et les agriculteurs échangeaient
généralement biens et services.
C'était ainsi au temps du médecin de campagne.
Leur histoire recèle des trésors de dévouement, d'abnégation
et de sagesse.
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