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Récits, descriptions, entrevues, anectotes qui racontent
des événements, des personnalités, des traditions,
des coutumes de l'histoire du Québec.
Cette rubrique n'est pas chronologique. Ces courts
textes ont pour but de vous informer succinctement, parfois
avec humour mais toujours avec rigueur sur la vie de nos ancêtres. |
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La raquette
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Chez
nous la raquette fait partie des activités hivernales. Avec
les années, les sports de glisse lui ont fait perdre de sa popularité.
Mais, pour une marche dans les sous-bois, une randonnée en forêt,
pour se déplacer dans la neige épaisse, elle devient indispensable.
Et, elle a toute une histoire ! Je vous raconte, bien succintement,
ses origines, sa fabrication et la place qu'elle a occupée dans
notre petite histoire du Canada.
Ne manquez pas
de lire, en archives
, les autres pages de cette rubrique .
Bibiane
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La raquette était un moyen de transport connu de toutes les
tribus indiennes de notre pays. La neige a forcé tous les Indiens
à chausser la raquette en hiver. Seuls les Esquimaux et les Indiens
de la côte du Pacifique ne l'utilisaient pas.
Plus tard, les coureurs des bois, les trappeurs et les colons ont
adopté ce moyen de transport pour pouvoir se déplacer rapidement
et avec plus d'aisance sur la neige.
Tous les adultes de la jeune colonie ont chaussé la raquette,
qui, pour aller lever un "collet", qui, pour se rendre chez le voisin,
chez le seigneur ou à l'église.
Certains parcouraient sans trop de fatigue des dizaines de lieues.
La forme de la raquette variait considérablement avec les
tribus. Mais les conditions particulières de la géographie
de chaque région ont influencé considérablement
la forme utilisée.
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La raquette
des Cris |
La raquette
des Montagnais
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La raquette
des Ojibwa Ys
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Quatre parties composaient la raquette
indienne: le cadre, le treillis, l’œil et l'attache.
Ordinairement fait d'une bande en bois de pin, le cadre est renforcé
par deux planchettes faites aussi en pin. Ces deux planchettes sont légèrement
courbées et joignent les deux côtés de la raquette,
permettant ainsi de mieux soutenir le cadre. Elles serviront d'attaches
à la partie centrale du treillis.
En nerfs ou en lanières de peau de caribou ou d'orignal, le
treillis est solidement fixé au cadre. Il est traité avec
de la graisse d'ours afin que la neige fondante ne l'affecte pas.
Il est important de renforcer le treillis autour de l’œil par une
lanière supplémentaire. On doit calculer la grandeur de l’œil
en tenant compte des dimensions de la raquette, surtout de sa largeur.
Si l'on veut que l'attache rende service et tienne suffisamment le
pied et la cheville, elle doit avoir au moins trois pieds de long. On
la fabriquera avec une lanière en peau d'orignal.
Les raquettes modernes n'ont plus rien en commun avec celles des
Indiens. Elles ne sont plus guère utilisées comme moyen
de transport mais gageons que ce qui était autrefois un objet
fort utile est devenu aujourd'hui un moyen de se divertir et de garder
la forme.
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