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Récits, descriptions, entrevues, anectotes qui
racontent des événements, des personnalités,
des traditions, des coutumes de l'histoire du Québec.
Cette rubrique n'est pas chronologique. Ces
courts textes ont pour but de vous informer succinctement, parfois
avec humour mais toujours avec rigueur sur la vie de nos ancêtres. |
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Sainte-Catherine
La tire et la coiffe
Si l'envie
vous prend d'essayer la recette de la tire Ste-Catherine des Soeurs de la
Congrégation Notre-Dame, cliquez
ici
.
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, les autres pages de cette rubrique .
Bibiane
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Nous savons
tous que c'est Marguerite Bourgeoys qui inventa pour les petits
sauvages à qui elle enseignait, une friandise que l'on appela
de la tire et qui conserve encore son nom.
Quant à
la coutume de confectionner la tire aux premières neiges
de novembre, surtout le 25 novembre, elle n'est que la suite d'une
tradition destinée à marquer davantage la Fête
de la Sainte-Catherine, si chère aux demoiselles qui hésitaient
encore entre le célibat et le mariage.
Il était
d'usage en Normandie, autrefois, d'orner la statue de sainte
Catherine, le jour de la fête de la sainte, et de l'habiller
à la mode du pays. Dans les confréries de jeunes
filles, il appartenait à la plus âgée de rafraîchir
le costume et de coiffer la sainte. D'où la locution courante
au Canada comme en France: Coiffer sainte Catherine, c'est à
dire «rester vieille fille».
Un jour,
on demandait à Conrart, le fondateur de l'Académie
française, à quel âge se limitait ce phénomène
et Conrart de répondre en vers:
Au-dessus de vingt
ans, la fille en priant Dieu,
Dit: «Donnez-moi, Seigneur,
un mari de bon lieu!
Qu'il soit doux, opulent, libéral
et agréable!»
À vingt-cinq ans:
«Seigneur, un qui soit supportable,
Ou qui, parmi le monde, au moins
puisse passer!»
Enfin, quand, par les ans elle se
voit presser,
Qu'elle se voit vieillir, qu'elle
approche de trente:
«Un tel qu'il te plaira Seigneur,
je m'en contente»
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